Robinets thermostatiques

Présentation

Les produits présentés sont des robinets thermostatiques d’équipement des corps de chauffe qui permettent de réguler la température d’un logement pièce par pièce selon des consignes choisies par les occupants. Ils adaptent automatiquement le débit d’eau chaude dans le radiateur pour que la température souhaitée soit atteinte et maintenue. Ils conjuguent ainsi amélioration du confort et réduction des consommations énergétiques grâce à la stabilité et à l’indépendance des températures de chaque pièce et également à la prise en compte des apports gratuits (soleil, appareils électroménagers, chaleur corporelle…).

Il est couramment admis que 1°C de température ambiante supplémentaire engendre une surconsommation de 7%. En remplaçant des robinets manuels par des thermostatiques, on peut s’attendre à une économie d’énergie de 15 à 25%.

Fonctionnement

Un robinet thermostatique est un régulateur de température ambiante très simple, automatique et ne nécessitant pas d’alimentation électrique.

La tête thermostatique est construite autour d’une capsule dilatante remplie d’un gaz ou d’un liquide. Lorsque la température augmente, la capsule se dilate et vient fermer proportionnellement le robinet.

Normalisation - Réglementation- Certification

Normalisation

La norme de référence est la norme européenne NF EN 215.

Les robinets affichent un double marquage :

  • KEYMARK qui depuis le 1er janvier 2012 remplace le marquage CENCER :
    .
  • La lettre de série pour les caractéristiques dimensionnelles : F pour les robinets norme NF (France), D pour les robinets norme DIN (Allemagne).

La certification par CERTITA du coefficient de variation temporelle est indispensable pour le calcul thermique réglementaire des installations neuves.

Le label européen TELL classifie les robinets thermostatiques suivant leur efficacité énergétique.

Réglementation

Obligatoires dans le neuf, les robinets thermostatiques se sont imposés également en rénovation grâce à l’arrêté du 27 août 2012 et du 30 mai 2016 sur la répartition des frais de chauffage en collectif.

Critères de choix

Ils étaient les suivants :

  • Type de robinet thermostatique : la tête peut être à bulbe incorporé ou bien avec un bulbe à distance relié par un tube capillaire très résistant. Le bulbe à distance est conseillé lorsque la mesure de la tête peut être influencée par une tablette sur le radiateur ou des rideaux devant celui-ci. Certains modèles renforcés résistent à une flexion supérieure à 110 kg. Le corps de robinet doit être à préréglage pour assurer une limitation du débit. Les corps autoéquilibrants permettent de s’abstenir de vannes d’équilibrage en pied de colonne. Ces derniers permettent de limiter la puissance du radiateur même si les occupants ouvrent leurs fenêtres.
  • Conformité à la norme NF EN 215.
  • Certification de la variation temporelle.
  • Classe A du label TELL.
  • Performance mécanique : matériaux anticorrosion.
  • Performance hydraulique : classe de pression PN10 a minima ; mécanisme thermostatique non blocable.
  • Performance énergétique : facilité, pérennité et précision des réglages hydrauliques ; amélioration du rendement de l’installation.
  • Performance acoustique : pas de sifflement si ΔP < 20 kPa.
  • Facilité de maintenance : remplacement du mécanisme thermostatique sans vidange.
  • Conditions de garantie.
  • Prix de vente.

Précautions de mise en œuvre

La tête thermostatique doit mesurer la température ambiante. Il faut éviter l’installation dans des niches, sous des tablettes, derrière des rideaux…

Pour limiter les risques de bruit dans les installations collectives, il faut s’assurer que l’équilibrage du réseau garantit une pression différentielle maximum de 20 kPa.

Entretien

Sans entretien si les robinets sont équipés d’un mécanisme thermostatique non blocable.

Norme(s) :

  • NF EN 215 (septembre 2019) : Robinets thermostatiques d’équipement du corps de chauffe – Exigences et méthodes d’essai.

Réglementation :

  • Arrêté du 27 août 2012 relatif à la répartition des frais de chauffage dans les immeubles collectifs à usage principal d’habitation, JO du 5 septembre 2012. (modifié)
  • Arrêté du 30 mai 2016 relatif à la répartition des frais de chauffage dans les immeubles collectifs, JO du 31 mai 2016.
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